2016

2016

2016

Date : 24/05/2016

Aérodrome de départ : Saint Auban

Région : PACA

Pays : France

Distance : 375,29  kms

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit :

68,03  km/h

Commentaires :

Hier, il y avait trop de vent à l’APSV! Pas de vol pour les monoplaces. Aujourd’hui, la journée semblait bonne. Alors, je suis parti tôt avec mon beau Nimbus tout repeint de neuf.Hélas, une aérologie hésitante nous a fait ramer dur sur les versants Est. Seules les pompes du Peyruis et du Sud de l’usine ont évité un retour prématuré au terrain. Ensuite, une fois atteints les cumulus timides d’Authon, qui coiffaient de belles pompes, me voilà parti vers le Nord. Le temps à fait du bien à la masse d’air. J’ai récité une gamme « Aiguillette – Séolane – Grand Bérard » puis je suis arrivé dans un Briançonnais assez généreux côté Queyras, et plus radin côté Plampinet. Aussi, ai-je limité mon élan à Château-Queyras. Un caprice m’a donné envie d’aller voir la mer.Je suis donc parti en direction du Siguret qui m’a offert mon ultime thermique. Une interminable confluence, m’a amené aux faufourgs de Cannes avec retour intégré sur le Morgon et glissade dans le plan jusqu’au terrain. Une de ces confluences qui donne au pilote l’impression d’être bon (alors que tout le boulot est mâché!). L’ivoire du Queyras enneigé, le bronze des vallées à peine sèches après la fonte des neiges, une visibilité en direction de la plaine du Pô, qui donnait l’impression de voir les alpes slovènes au loin, ont été ma récompense au Nord. Au Sud, une confluence plombée et bonne fille m’a permis d’admirer Cannes, posée au loin sur le coussin azuréen de la mer qui permettait de distinguer la frange Corse à l’horizon. Féerique! Une bien bonne journée pour commencer.Vent faible du Nord, puis Sud, pas plus fort, plafonds à 4200 m sous cumulus dans le Queyras, à 3000m au bord de la mer! Moyenne de gastéropode provençal, après la sieste.

Date : 25/05/2016

Aérodrome de départ : Saint Auban

Région : PACA

Pays : France

Distance : 146,66  kms

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 26,43  km/h

Commentaires :

Les logiciels étaient formels : ça devait être bon jusqu’en Autriche ! En fait, après un remorqué d’émir, force a été de constater que le voile supérieur cachait la planète aux rayons dardants du soleil. Le début ne fût que la reproduction d’un plat de spaghettis sur la carte. Heureusement que Roger à pu me montrer un escalier sur Auribeau pour atteindre Les Monges. Le Blayeul, Liman étaient très mous par ce vent faible du Sud. Un repli stratégique vers le terrain, puis un essai sur Sud Lure m’ont permis une remontée. Retour sur Vaumuse, montée sur les Champs Photovoltaïques de Puymichel, puis glandouillage suivi d’une ouverture du voile en fin d’après-midi, autorisant un local sur Vinon, à la verticale de Manosque. Retour dans le plan. Visibilité crasseuse, varios très mous. En fin de journée, j’ai pu admirer la rudesse du pays de Giono, dont j’ai salué la mémoire à Manosque, qui l’avait tant détesté. Plafond 2200 m, vario moyen 0.9 m/s, ne parlons pas de moyenne, mais de durée en vol, tant l’exercice était fastidieux (mais utile!).

Date : 26/05/2016

Aérodrome de départ : Saint Auban

Région : PACA

Pays : France

Distance : 53,5  kms

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 72,34  km/h

Commentaires :

La météo ne m’a permis qu’un vol balistique, tant je n’ai pas osé suivre Alain dans son trou entre Authon et Auribeau. Il est monté, lui! J’ai préféré me réserver pour des jours meilleurs.

Date : 27/05/2016

Aérodrome de départ : Saint Auban

Région : PACA

Pays : France

Distance : 240,3  kms

Planeur : Calif A 21

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 79,22  km/h

Commentaires :

En voyant le chef d’oeuvre de Caproni dans la flotte des planeurs réquisitionnés pour l’APSV, j’ai eu envie d’être en Calif à la place du calife! De plus, René en était le « captain », je n’étais donc que le vizir. Bref, deux légendes à ma disposition! Le départ fut assez technique à cause d’un flux de Sud-Est. René m’a montré un mode d’emploi. Un saut sur le rocher Saint-Michel, un rebond sur Jalinier, nous ont mené vers une énorme pompe au Dormillouse. Un Guillaume décevant nous a fait glisser vers un pétard monumental entre Clotinaille et Fouran. Même notre « Commandeur des Croyants » d’avantage alu que plume, solide aéronef métallique, semblait un fêtu. Nous nous sommes rapidement éloignés de notre ombre… Nous sommes allés nous promener sur les Agneaux, puis, sublime inspiration, René m’a fait descendre la Voie Royale,(laquelle était, selon ses mots, « Royale »), telle une star du Music Hall qui descendrait un escalier couvert de paillettes. Le surf de l’aérodyne italien fût un régal. Pressés par le temps, et lourdement chargés par ma personne, nous fîmes une ultime glissade vers Saint-Auban ou nous nous posâmes dans la pétole. Les conseils et l’amabilité de René, la solide machine des héritiers du Dottore Giovanni Battista Caproni, les Ecrins ensoleillés, couverts de neige, les roches noires crevant le manteau nivéen, le surf sur cette houle minérale, jusqu’au terrain, resteront gravés dans ma mémoire. Plafond 4000 m, Vz moyennes 1.6 m/sec (avec des pointes à plus de 8 m/s en thermique !), moyenne de promenade pour René. Bien sûr, je n’ai aucun mérite dans ce vol. Je ne le publie que pour transmettre mes remerciements: Merci Alain, merci René, merci les Alpes.

Date : 30/05/2016

Aérodrome de départ : Vinon

Région : PACA

Pays : France

Distance : 31,7  kms

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 84,73  km/h

Commentaires :

Parti très (trop ?) tôt, mon vol ne comprend qu’un thermique, suffisant pour connaître le plafond. Pour le reste, j’ai pu débuter un herbier dans le calme du terrain de Sainte Croix, bercé par le chant des alouettes, et par la relation radiophonique du vol des autres. Un ULM m’a ramené à ma voiture, dont les clefs étaient bêtement restées dans ma poche. Franchement, les clefs sont connes! Un démontage vespéral avec Stéphane que je remercie encore et à qui j’ai offert un repas chez Marie-Jo à cloturé cette journée de vacances totales.

Date : 04/06/2016

Aérodrome de départ : Vinon

Région : PACA

Pays : France

Distance : 141,68  kms

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 30,14  km/h

Commentaires :

Au terme d’une semaine fort humide, pendant laquelle j’ai d’avantage fait de vols au moteur que sans, excepté une master class de Maître Alain consacrée aux basses couches, j’attends avec impatience que l’hiver cesse. Ce jour, volable, m’a permis de réaliser une superbe assiette de spaghettis. Au gré de la fuite des grains qui crevaient aléatoirement des douches localisées et relativement peu mobiles, j’ai pu admirer le Luberon sous toutes ses coutures et à toutes les altitudes. Les tentavives d’aller plus au Nord ou plus au Sud se sont soldées par un coup de règle sur les doigts qui redressait ma trajectoire sur un axe terrain-Ouest. Enfin, quoi ! J’ai volé et c’est bien cela l’essentiel. Plafonds à 1700 m au mieux et un surf sur le bord des nuages à 1800 m qui m’a fait rêver de laminaire cinq minutes, vent Ouest avant le front de rafales qui précédait l’orage final de la journée, Vz assez variables, et des rues qui aspirent les planeurs sous les congestus. La fin de journée s’est terminé par mon premier vol en D-112 et les premiers roulages, décollages et atterrissages sur train classique. Le pied !

Date : 05/06/2016

Aérodrome de départ : Vinon

Région : PACA

Pays : France

Distance : 149,93  kms

Planeur : ASK 21

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 46,85  km/h

Commentaires :

Aujourd’hui, au lieu de répéter le vol d’hier en Nimbus, j’ai préféré voler avec Pascale en ASK-21. De toute façon, la météo ne permettait que le grand local et Pascale voulait sortir de la routine. Le remorqueur nous a envoyé vers l’Ouest, nous sommes donc allé, après 45 mn de leçon, vers le Lubéron. Puis nous sommes partis vers le plateau de Valensolle, entre Sainte-Croix et Puimoisson. Enfin, à sa demande et aussi parcequ’une confluence l’autorisait, nous sommes allés à la Sainte-Victoire. Manosque, Sainte-Victoire et Aubagne évoquée puisque si proche, nous avons salué à la fois Giono, Cézanne et Pagnol dans la même journée.Les cumulus s’alignaient en sombres rues à 2200 m de Plafond, les varios s’établissaient à 1 m/s de moyenne mais pouvaient péter jusqu’à plus de 6m/s sous les rues. le vent de W-S-W a été constant, inférieur à 20 km/h. Nous avons donc admiré les beaux paysages de plaine des environs de Vinon, vu la mer argentée, au loin, alors que les montagnes étaient prisonnières d’un écrin de plomb. Le sourire de Pascale a été ma récompense.

Date : 06/06/2016

Aérodrome de départ : Vinon

Région : PACA

Pays : France

Distance : 314,63  kms

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 59,55  km/h

Commentaires :

Aujourd’hui doit être une des meilleures journées de la semaine! Je pars assez tôt avec autant d’ambition que d’eau dans les ailes : 90 litres! Hélas le planeur précédent jouant la buse, nous annonce un Cheval Blanc la tête dans les nuages, un Estrop invisible puis un Guillaume aux abonnés absents. Tant pis, j’oblique par l’Ouest, alors que j’avais péniblement atteint la Bigue. Heureusement, je jouais avec le dynamique entre Jouerre et Les Monges, et j’atteignais glorieusement 2040 m aux barbules. Itou à la montagne d’Aujour, alors que j’arrivais bas. Le Durbonas, bon enfant, m’autorisait 2450 m sous cumulus. Je me sentais alors autorisé à partir plus à l’Ouest. Je glissais prudemment jusqu’à Glandasse ou il fallut remonter de 1700 m à 2200 m. Le Col du Rousset, caché par des nuages plus bas, me paraissait inutile et risqué à atteindre. Je décidais donc de revenir par le même chemin. Après quelques atermoiements, une pompe me « satellisait » à 2400m, ce qui me permettait d’aller vers un Pic de Bure dont le tête, désormais, se trouvait sous son chapeau de nuages. Un ultime thermique m’amenait à 2850m, point culminant du voyage. Je glissais, par Serres, jusqu’à la Tête du Boursier, puis sur la Motte du Caire. Un rebond me permit de rejoindre une confluence plombée qui me portait jusqu’à Vinon. Une autre confluence, plus discrète, matérialisée par des apparitions fantômatiques de cumulus fugaces, me déposait au dessus de la Sainte Victoire, point le plus abdominal du lecteur de la carte de mon voyage. Plafond moyen à 2200m, max à 2850m, Vz molles dans l’ensemble avec des pompes parfois carrées, Vent faible mais constant du SW. Le départ sous des nuages se densifiant au début, puis devenant plus plombés, le surf sur la crête de Jouerre ou un tapis vert semé d’un parterre de boutons d’or, comme des paillettes, contrastait avec l’abîme minéral, les troupeaux de braves vaches rousses, m’ont offert un spectacle dont je reste ému. Les paysages plus montagnards du Durbonnas, jusqu’à Glandasse étaient à la fois splendides et menaçants, tant le plafond était bas. Le retour, sous la chappe de nuages, dévoilant au loin un « parcours » piégeux, puis la glissade en « confluence pure » vers une sublime Sainte Victoire on été un ravissement. J’ai pu voir cette dernière comme jamais Cézanne n’a pu la peindre. Elle n’en était que plus belle encore. Une bonne journée, bien que la météo nous dictat ses contraintes. Mais le théâtre classique ou la poésie n’ont-ils pas les leurs ?

Date : 07/06/2016

Aérodrome de départ : Vinon

Région : PACA

Pays : France

Distance : 145,9  kms

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 79,58  km/h

Commentaires :

Aujourd’hui, comme toute la semaine, le Nord semblait condamné. Alors j’ai pris un axe Ouest-Est, partant au bout le plus occidental du Luberon, pour revenir vers les reflets turquoise d’un Lac de Sainte Croix lumineux, se versant dans un Verdon bleu profond, tirant sur le vert. Le tout était nimbé du plomb des orages qui venaient, tels des légions romaines à l’assaut du Sud. L’ensemble réalisait un contraste saisissant et bouleversant. Mon Nimbus flottait de façon irréelle au dessus de ce panorama sublime. Décidément, même les journées ordinaires sont sans fadeur ici ! Le plafond etait limité à 2200 m au mieux, les Vz puissantes parfois, s’établissaient à 1.5 m/s en moyenne, le vent était Ouest, autour de 20 km/h, le voyage a été interrompu par les orages.

Date : 08/06/2016

Aérodrome de départ : Vinon

Région : PACA

Pays : France

Distance : 190,82  kms

Planeur : ASK 21

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 45,8  km/h

Commentaires :

Aujourd’hui, je m’étais engagé à faire un peu d’école avec Pascale et un vol en Campagne, si possible en Montagne. Faute du Duo-Discus désiré, nous avons fait de l’ASK-21. Après tout, pourvu que ça vole ! Une fois nos tours de piste réalisés, nous avons décidé de partir au Nord. Le brave planeur école, aux allures de baignoire volante lorsqu’on veut voyager, m’a incité à montrer très tôt à mon élève la technique dite de la mouche. Elle consiste à coller au plafond et à avancer à petits pas. Celui-ci, splendide, culminant à 2200m maxi ne nous à guère incité à négliger la moindre pompe. Ainsi de local en local, (je parle d’aérodromes puisque le cahier des charges impliquait que la remorque de notre aéronef n’était pas disponible !), nous sommes parvenus à Malaup, suivi de la Grande Gauthière. Après une ratatinée sur les « pylônes », nous sommes parvenus à glisser notre K-21 sous des rues de nuages joufflus nous menant aux marches de la Sainte-Victoire, sans pouvoir l’atteindre. Quelques frémissements sous ondulatoires nous ont fait espérer le laminaire, sans pouvoir le toucher de l’aile. Plafond : 2200m, Vz moyennes : 1.1 m/s avec de beau varios par endroits, Vent NW puis W forçant jusqu’à 33 km/h. La moyenne de pinasse arcachonnaise à contre courant n’a pas empêché Pascale de profiter de ce petit voyage et d’en apprécier l’exotisme

Date : 10/06/2016

Aérodrome de départ : Vinon

Région : PACA

Pays : France

Distance : 357  kms

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 78,75  km/h

Commentaires :

Cet ultime jour de mon séjour Saintalbano-Vinonais est le 2ème qui me permette de voir la haute montagne. Hier était réservé à la vie de famille. Aussi, conscient que la journée finirait mal sur le plan météo, je suis parti tôt. Après un départ en quasi thermique pur, cap sur la corne de Lure pour rebondir et partir vers Gache puis la Grande Gauthière. Arrivé assez bas sur Dormillouse, je tâtais la pente qui était passablement bonne. Un saut vers le Guillaume, puis un cadrage-débordement vers Clotinaille puis Fouran, m’ont amené vers le Peyron ou un autre planeur balisait une pompe que lui balisait un aigle royal. Après le plafond, me voici en thermique presque pur en route vers la Vallée Etroite. Mon ambition aussi restait étroite puisque je n’osais pas aller en Maurienne ni même vers l’Escolette. Bien m’en a pris puisque la crête de Plampinet était molle du genou et que les moyennes couches, désormais atteintes, ne me laissaient plus qu’un choix : me refaire sur Prachaval, au flanc de laquelle on avait enfin allumé la brise. Un relai sur Vars me permettait de revenir vers la vallée de Barcelonnette puis vers un parcours assombri par des étalements et une couche supérieure qui étouffaient progressivement les pompes. Le retour dans le plan m’offrait une moyenne de Malagutti réalésée. Plafond : 3200m, Vz moyennes : 1.1m/s, vent W puis S ne dépassant pas 15 km/h. Enfin, la pelouse vert vif de Jouerre saupoudrée de l’or de fleurs jaunes surplombant le calcaire de la falaise, les lacs bleu-verts ou violets posés comme des pierres précieuses sur le coussin de velours des montagnes de Peyre Eyraute ou du Mont Thabor, Bardonnechia ensoleillée, Saint-Crépin activant les décollages m’ont récompensé de 20 jours de patience.

Date : 24/06/2016

Aérodrome de départ : Florac

Région : Languedoc-Roussillon

Pays : France

Distance : 36,1  kms

Planeur : ASK 13

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 52,83  km/h

Commentaires :

Un vol d’initiation avec une caricature de touriste. Quelques extraits : « Comme ça a l’air plat, le Causse » ou encore : moi – « Et voici un vieux planeur qui décolle » lui – « En effet, il est rouge! ».

Date : 24/06/2016

Aérodrome de départ : Florac

Région : Languedoc-Roussillon

Pays : France

Distance : 39,99  kms

Planeur : ASK 13

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 58,52  km/h

Commentaires :

Un vol avec Jean. La quasi unique pompe, sous des cumulus noirs nous a permis un gain de plus de 1400m. Les dernières dizaines de mètres avant les barbules nous ont permis un spectacle hallucinant : quatre vautours se sont approchés lentement du fuselage du « Golf-Victor », le planeur oiseau de Chanet. Le plus proche s’est placé à deux mètres en arrière gauche du bord de fuite de l’emplanture, les autres en formation parfaite de deux mètre en deux mètres, profitaient de notre sillage. Je pouvais lire dans le regard du premier comme une jouissance de voler. Son comportement était parfaitement pacifique et maîtrisé. Ils volaient avec nous comme avec un des leurs. Je garderai longtemps cette vision bouleversante et forte. Quoique bref, mais intense, ce fut un bien beau vol pour Jean et pour moi. Encore qu’il fut interrompu par des orages qui ont zébré le plomb des congestus avant des averses qui ont finalement épargné le terrain.

Date : 31/07/2016

Aérodrome de départ : Vinon

Région : PACA

Pays : France

Distance : 342,9  kms

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 73,22  km/h

Commentaires :

Après un séjour a Florac, plus « travail » que « loisir », j’arrive enfin a Vinon. Aujourd’hui, la météo annonce des plafonds assez limités et des orages en fin de journée. Je pars sans illusion. Pourtant, largué trop tôt, les thermiques sont assez bons, même en basses couches. Je prends l’option Sainte Croix qui me permet d’admirer le bleu turquoise profond du lac, cerné par des collines brûlées par le soleil qui tape dur. En essayant le parcours, je m’aperçois que seules des pompes isolées permettent de grimper. Arrivé au Chapeau de Gendarme, déception ! Il n’y a rien ou pas grand chose à cette heure de la journée. J’opte pour le Grand Bérard qui me satellise. Parvenu dans le Briançonnais, je vais admirer le Lac de l’Ascension, puis je croise un Janus pressé de rentrer. Je me dis que le Mont Janus, pourtant homonyme, ne lui a pas porté bonheur. Je dirige donc mon nez orange, tout joli peint de neuf, vers les crêtes de Peyrolles. La pluie m’y attend, mouillant mon profil Wortmann F x 67 K 170/150, lequel n’aime pas l’eau. Je me ratatine donc et je fuis vers Saint-Crépin en comprenant enfin l’intérêt de voler en milieu de vallée. Je lance un bonjour à Bada, pète la bise à la Miche, puis je remonte sur Prachaval, ascenseur de service. Je maraude alors vers le Pic du Clocher, puis vers Saint-André, pour passer le Col des Orres qui me dévoile le profil de la Tête à Louis XVI. Je m’aligne ensuite sur la Blanche, laquelle, bonne fille, m’accompagne jusqu’aux crêtes des Trois Evéchés. J’y admire les roches clinales enchevêtrées comme un labyrinthe. Elles me laissent imaginer l’ensemble, parfaitement horizontal, au bord d’une mer aujourd’hui disparue et je songe aux temps géologiques et à notre petitesse. Je glisse enfin vers Vinon, dans le plan et dans la crasse qui précède l’orage. J’absorbe l’énergie résiduelle du Nimbus en allant vers Perthuis, puis je me pose quelques dizaines de minutes avant l’éclatement du front des rafales qui annonce le puissant cumulo-nimbus. Une assez bonne journée inaugurale, donc. Plafond : 2800 m, Vz moyennes 1.3 m/s, Vent Ouest ne dépassant pas 18 km/h, une moyenne de promenade en montagne. Et le spectacle des reliefs, rehaussés du clair-obscur des nuages plombés, des lacs bleu profond, des rideaux de pluie en contre jour, loin à l’Ouest.

Date : 01/08/2016

Aérodrome de départ : Vinon

Région : PACA

Pays : France

Distance : 355,79  kms

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 68,2  km/h

Commentaires :

Après un début difficile en thermique pur, j’ai pu accrocher à la corne Nord de la Serre de Montdenier. Le parcours se révélait pervers car seules les faces Est donnaient, matérialisées par un plafond supérieur. C’est ainsi que le Sommet de Pompe, le bien nommé, m’a permis d’envisager la corne Sud de Cheval Blanc. J’ai choisi l’option de la Côte Longue puis de l’Ouest de Colmar pour constater que le Chapeau de Gendarme était éteint. J’ai préféré bêtement suivre la Montagne d’Alpes pour me ratatiner sur un Siguret probablement déventé par une onde cachée. Restait le Grand Bérard, dont j’aurais pu repeindre la face Sud si j’avais monté des pinceaux au bout de mes ailes. Enfin, une belle pompe m’ouvrait la porte blindée du Briançonnais. Je m’élançais vers le Nord. J’ai préféré tourner à la tonsure canonée du Chaberton, tant la masse d’air ne m’inspirait pas plus que ça, au delà. Le reste ne fût qu’une longue glissade vers la cellule du moine du Cousson, puis, quelques varios ont permis à mon beau Nimbus d’épuiser son énergie potentielle vers la Durance qui serpente paresseusement, à l’Est de Perthuis. La Montagne s’est dévoilée sous de beau cumulus joufflus, L’italie est resté sous une couette nuageuse, la Maurienne était impraticable à mes yeux. Les lacs multicolores ont rehaussé les pelouses vert tendre et les forêts qui chaussent chaque chaîne et chaque pic. Plafond : 3896 m, Vz moyenne : 1.2 m/s, Vent Ouest faible, moyenne paresseuse.

Date : 02/08/2016

Aérodrome de départ : Vinon

Région : PACA

Pays : France

Distance : 382,69  kms

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 83,8  km/h

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Aujourd’hui, la journée devait être « moyenne ». Je veux bien des journées comme celle-ci tous les jours ! Départ en thermique pur. Mais cette fois, les plafonds sont au rendez-vous. Je fais un cadrage-débordement en direction du Lac de Castellane, pour revenir vers un Cheval Blanc endormi. Je me refais sur la crête de l’Ubac, entre Blayeul et Micheline, puis je passe Allos pour trouver un Chapeau de Gendarme aussi déplumé qu’hier. Cette fois, je plonge de suite vers le Grand Bérard qui me satellise pour l’orbite Briançonnaise. Des plafonds généreux m’autorisent d’aller jusqu’à Rochemolles, où, paraît-il, il y a de l’onde. Mon manque de talent ne m’a pas permis de l’atteindre. A 3000 m au dessus de Bardonnecchia, je n’ai pas fait la fine bouche pour remonter. Ayant retrouvé des plafonds dignes d’un château, j’ai choisi un retour par le Siguret, qu’on avait rallumé depuis hier. J’ai laissé mon beau Nimbus planer jusqu’à Vinon, d’une seule traite. Plafond : 3680m, Vz moyennes : 1.7 m/s, Vent Sud Ouest faiblissant dans la journée, de 20 à 10 km/h, moyenne de pétrolette italienne des années 70. Les lacs tantôt bleu profond, tantôt ardoisés, tantôt mauves, ressemblaient à l’atelier d’un maître verrier qui aurait laissé des fragments de vitraux multicolores sur le velours vert de l’étage alpin. La valse des planeurs immaculés animait les bases grises de cumulus de plomb. Les cités, écrasées de chaleur, paraissaient lointaines, alors que nous tournions dans la fraîcheur de l’altitude. Une bien belle journée « moyenne » !

Date : 04/08/2016

Aérodrome de départ : Vinon

Région : PACA

Pays : France

Distance : 514,6  kms

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 77,97  km/h

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Hier, j’ai volé dans le superbe Janus de Tony. Belle décoration avec le logo de la Royal Air Force, souvenir de son passé de planeur militaire de sa Majesté, j’avais presque l’impression d’être Clostermann ! Nous sommes allés péniblement, marche après marche, au Guillaume qui nous a ouvert la porte du Nord. Des plafonds généreux nous ont autorisé le Col d’Etache avec retour, car la lombarde, telle un poulpe rampant, étendait ses tentacules nuageux dans les vallées. Le retour s’est fait dans le plan, avec une remontée par le parcours, que Tony ne connaissait pas encore. Bon retour et bon repas à son domicile ont conclu la journée d’hier. Aujourd’hui, le vent de secteur Sud imposait un décollage en piste 16. Les thermiques purs ne simplifiaient pas le départ. Chaque pompe découverte attirait une meute de planeurs avides d’en découdre. La chance et une assez bonne vue m’ont permis d’éviter d’aller sur Coupe qui s’est avérée décevante pour ceux qui s’y sont égarés. Au contraire, trois planeurs minuscules entre Beynes et Liman m’ont permis de localiser un puissant thermique et de monter à peu de frais. Puis la fidèle Tête de Lucy m’a ouvert les portes septentrionnales. Tête d’Amont, Crêtes de Peyrolles, Pointe de Pécé, m’ont fait rebondir jusqu’au Col d’Etache. Au delà, le poulpe lombard enflait et la Maurienne, quoique bonne vue de loin, ne m’inspirait qu’un ticket sans retour, à moins d’emplafonner le parc de la Vanoise avec ses fonctionnaires zélés qui confondent aéronef sans moteur et nuisance et qui laissent les hélicoptères de servitude déranger les ongulés locaux lors du coït annuel. Or si le vent favorable à l’aller m’avait donné l’illusion d’être bon, au retour, il a fallu déchanter. Un point bas à 2600 m sur Mont Genèvre a été consécutif à des pompes carrées, couchées par un vent contraire et conséquent et au talent limité du pilote. La Fortune, bonne fille, m’a fait remonter pour continuer mon périple. Le Col de Vars, non content d’être sublime, m’a rehaussé vers les barbules. Progressant, telle une mouche, collé au plafond plombé qui menait au Grand Bérard, j’ai remarqué au loin un Pégase à la verticale de Barcelonnette qui cherchait un ressaut. Imitant celui de Bellerophon à l’assaut les Dieux de l’Olympe, il montait singulièrement. Je l’ai donc suivi et je me suis retrouvé tel un observateur privilégié, au dessus des nuages désormais d’un blanc immaculé. J’avais l’impression d’étudier ces cartes en relief qui ornent les murs des clubs ; en mieux ! Après avoir obtenu une clearance, j’ai pu glisser vers le pont d’Aiguines, aidé par une confluence complice. Pour avoir le plaisir du parcours à altitude normale, je suis remonté jusqu’au Morgon pour retourner vers Vinon. Le vent de face m’a invité à voler lentement et déballasté, profitant du fidèle sillon de l’Asse et de la Durance. Plafond 4209m, Vz moyenne 1.4 m/s, vent Sud se renforçant à 24 km/h dans la soirée. La variété météorologique a pu dévoiler toutes les beautés de la montagne. Une visibilité cristalline au début, les cumulus qui enflent et noircissent, les coulées lombardes qui dégoulinent sur les roches à nu, les barbules se coagulant en lenticulaire, l’obscurité dramatique des étalements, la brume crasseuse du soir ont illustré cette excellente journée. Vivement que j’y retourne !

Date : 18/08/2016

Aérodrome de départ : Vinon

Région : PACA

Pays : France

Distance : 311,49  kms

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 71,88  km/h

Commentaires :

Je peux enfin voler aujourd’hui. Cette semaine est assez pourrie. Les orages grondant au nord, je suis parti vers Saint-Auban, puis j’ai suivi une belle confluence, à l’obscurité dramatique, et je suis allé visiter le Ventoux, qui était coiffé d’un cumulus gris sombre. Puis je suis retourné vers l’Est, tant le Nord-Ouest ne me tentait pas. Arrivé sur Ruth, des nuages assez vicieux ne faisaient guère monter. Ils étaient aussi noir que le désespoir qu’ils généraient. Enfin, vers Cousson, des nuées joufflues et franches du collier me portaient jusqu’au plafond. Ayant choisi un option Est, je me ravisais pour suivre le Janus de Tony sur le parcours. L’altitude montant avec le relief, je sautais sur le nez de Louis XVI pour rejoindre le Morgon. Le Nord était crasseux et menaçait de lancer des éclairs survoltés. Je redescendis donc le parcours avec un écart sur le Champ de La Mûre pour éviter une averse abondante au Sud de Coupe. Ayant admiré le Lac de Castellane, je rejoignais Aiguines et le Janus susnommé. Nous avons profité de l’ennui du retour dans le plan pour nous photographier mutuellement. Je suis parti au Sud, Tony et Michel sont allé vers le Lubéron. Une bonne journée, donc, malgré une visibilité crasseuse et la menace des orages au nord. Plafond : 2943m, Vz moy : 1.2 m/s, moyenne de touriste en camping car. Au retour, j’ai eu la surprise de ne voir aucun moustique sur mes bords d’attaque. Moralité : Ce que j’ai fait, aucun insecte ne l’aurait fait ! (Pardon à Guillaumet pour cette mauvaise plaisanterie…)

Date : 19/08/2016

Aérodrome de départ : Vinon

Région : PACA

Pays : France

Distance : 147,67  kms

Planeur : ASK 13

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 48,95  km/h

Point de départ : Vinon

Commentaires :

Aujourd’hui (plutôt que demain où la pluie s’est invitée), il faut convoyer l’ASK-13 de Vinon vers Mont-Dauphin, puisqu’il est inscrit à la rencontre monotype imminente. La mission, car c’en est une, aussi noble, quoique moins prestigieuse, que d’amener des cartes postales au Natal, est par conséquent définie. Nous partons donc avec Jonathan, qui m’a aidé à démonter Papa-Jules et à le mettre en boîte. Le ciel est sans promesse, voilé par les prémices de la dépression occidentale. Les plaisantins parient donc sur notre échec, sur la vache à but fixé, sur l’atterro en plein champ « comme prévu ». La lèvre supérieure rigide, nous tenons bon et nous zigzaguons vers Cousson. De pompe en pompe, nous finissons par tâter Vaumuse. La palpation se termine par un premier point bas qui nous offre Salignac comme seule perspective. Heureusement, Grothermix, Dieu gaulois du Vol à Voile, ne permet pas qu’il manque un seul K13 à une rencontre consacrée à Astérix. Aussi un violent courant d’air vertical nous redonne de l’altitude et le sourire. Partis vers l’Ouest pour permettre au voile de cirrus de glisser vers l’Est, Grothermix en remet une louche. Que faire de cette altitude ? Je décide de tenter de rallier les cumulus qui couronnent les Monges. Un relai par Authon puis Vaumuse redonnent une dernière occasion au Dieu gaulois de nous détendre après un trismus nerveux. Enfin parvenus sous la rue, que dis-je ? Le boulevard nébuleux qui s’étalait en direction de Dormillouse donc de la terre promise, le reste ne fut plus qu’une glissade vers le village irréductible de Saint-Crépin. Après analyse, les bruits mécaniques constatés en vol n’étaient finalement que les dents de Jonathan (ainsi que mes genoux!), qui s’entrechoquaient lors des points bas. Plafond : 2820 m, Vz moyennes : 1.1 m/s, Vent SW puis S puis SW, moyenne en rapport avec les qualités de la machine, malgré le pilote. Mais surtout, la satisfaction d’avoir la promesse d’un coup à boire par les ricaneurs de tous poils, la satisfaction d’avoir rempli intégralement la mission, y compris le retour en train, sans retard. Une bien belle journée, qui a plu à Jonathan !

Date : 21/08/2016

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 34,3  kms

Planeur : ASK 13

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 26,86  km/h

Commentaires :

Aujourd’hui, première épreuve de la Rencontre. Le Charlie-Tango volera avec Antonin des Black-Moutains. Après une treuillée d’échauffement, lors de laquelle nous avons exploré les dégueulantes du jour puis atterri quasiment avant le parachute du câble, (sans casse et avec tour de piste), nous sommes repartis juste à l’arrivée de Jonathan. Nous avons alors découvert le bocal crépinois : petit bocal, grand bocal. Le plafond était fixé à 2100 m. Au dessus, un couvercle invisible nous donnait la position du cisaillement brise/vent du gradient. La reproduction précise d’un plat de tagliatelles sur Prachaval ne nous a pas permis d’atteindre l’échelle de la Tête du Peyron. Ceux qui l’ont fait ont pu faire le mini circuit, qui était l’objet de l’épreuve du jour. Tout ceci à plu à Antonin. Demain, c’est Jonathan qui volera en premier. Désolé s’il y a des fautes de frappes, mais à 6°C de température, situation de rédaction de ce compte-rendu, les doigts sont un peu gourds et les touches difficiles à atteindre.

Date : 22/08/2016

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 59,65  kms

Planeur : ASK 13

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 31,12  km/h

Commentaires :

C’est au tour de Jonathan, le Vinonais de Nouvelle Zélande, de s’y coller. Le départ est bon, la première tentative au Peyron est stérile, la deuxième, après retour à la hauteur d’une treuillée, est un poil trop basse et nous retournons à la case départ, sans toucher 20000 francs. La troisième tentative se heurte à un plafond de 2200 m. Pris de lassitude et désireux de réaffirmer les grands principes, je décide alors que le Vol à Voile, c’est savoir renoncer. Nous partons donc vers Vars, qui n’est pas atteinte puis sur Fouran où nous avons fait quelques gammes sur les abîmes rocheux en nous cognant au même plafond. Le pire est que les Alpes du Sud semblaient bonnes. Décidément, je ne suis jamais au bon endroit. Mais quoi ? Nous avons volé, le paysage était beau, les nuées de K13 ressemblaient à des goélands derrière un chalutier, et Jonathan avait la banane. Vinon est avant dernier de la dernière poule, nous avons donc raté l’extrémité du classement. Nous ferons mieux pour la troisième journée.

Date : 23/08/2016

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 43,39  kms

Planeur : ASK 13

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 37,73  km/h

Commentaires :

Départ avec Antonin. D’emblée, il faut ramer à 1200 m sur le redan de l’Eglise de Saint-Crépin. En fait de crête, c’est celle du coq qui surmonte le clocher sur laquelle nous prenons les premiers mètres. Après une pente moyenne mais porteuse, nous trouvons difficilement le thermique qui crève le plafond invisible du cisaillement. Nous faisons le pari de la rive gauche de la Durance pour nous ratatiner et repartir à 1200 m sur la crête du coq du clocher… One more time ! Nous faisons alors des exercices qui consistent à faire deux cent fois la pente à gauche et deux cent fois la pente à droite. Un bon vol pédagogique. Antonin est malgré tout content.

Date : 23/08/2016

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 88,9  kms

Planeur : ASK 13

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 37,75  km/h

Commentaires :

Deuxième rotation avec Jonathan. Après avoir décoiffé une troisième fois le gallinacé catholique, romain et apostolique de Saint-Crépin, la pente fût plus généreuse. Ayant fixé des pinceaux en bout d’aile, nous sommes allé repeindre Prachaval puis Fouran. Clotinaille était radine, comme prévu, mais , obstiné, j’allais vers le Guilllaume. Nous en avons admiré les orteils avant d’atteindre le presque sommet. Le Morgon était bon puis le parcours fût découvert par Jonathan jusqu’au Sud de l’Aiguillette. Au retour, une idée incongrue me pris de faire une directe sur la Tête de Louis XVI. Pris d’un second raptus, une envie compulsive me pris de me diriger dans la baignoire de Barcelonnette, laquelle avait été abondamment savonnée par l’obscurité vespérale. Comme prévu, nous avons glissé jusqu’au terrain, donnant à Jonathan l’occasion de découvrir les charmes de l’aérodrome. La deuxième partie du voyage, à moitié motorisée, ne figure pas à la Netcoupe, quoiqu’elle aie permis à J. de découvrir le Col de Vars le soir.

Date : 24/08/2016

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 105,89  kms

Planeur : ASK 13

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 63,53  km/h

Commentaires :

Aujourd’hui, on vole avec Jonathan en premier.Bonne pente puis bonne pompe au redan du Perron. Arrêtés dans notre ascention par le seul règlement concernant l’emport d’oxygène, nous sommes allés vers le Queyras puis sur le Col de Vars ou la même limite règlementaire a bridé notre éloignement de la planète. Compétiteur dans l’âme, j’ai alors oublié de me diriger vers le deuxième point, que nous avons donc loupé. (Ce qui nous vaut d’atteindre enfin l’extrémité du classement). Un long plané vers les marches du troisième point puis retour vers le Fort de Montdauphin nous a permis de revenir assez tôt pour ne pas trop pénaliser Antonin.

Date : 25/08/2016

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 181,26  kms

Planeur : ASK 13

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 61,44  km/h

Commentaires :

Nous décidons d’explorer le parcours selon l’aérologie du jour. La treuillée nous fait ramer sur Prachaval en butant sous des plafonds invisibles à 1800 m. Presque jusqu’à l’écoeurement. Puis une petite ouverture à 2100m nous fait partir vers le redan du Perron. La pompe n’y est pas à l’endroit attendu, mais la cabine de l’ascenseur est là et nous montons dedans. Au plafond règlementaire, nous partons vers Vars. Un planeur plastique nous balise quelques pompes chemin faisant puis le Paneyron nous satellise. Nous décidons un plané d’exploration qui nous permet la lecture d’une carte grandeur nature avec une visibilité de rêve. Un retour sur le parcours permet à Jonathan de repérer les lieux pour se refaire et le local de Marcoux puis de Seynes. La blanche est bonne fille. Le pétard des remontées mécaniques du Dormillouse nous fait rebondir. Le Guillaume est atteint puis Clotinaille, Fouran, Prachaval. A notre arrivée à la Tête du Perron, l’ascenseur est en panne, le moteur étant grippé par une lombarde envahissante. Nous décidons un plané sur les pelouses de Vars juste pour le plaisir des yeux. Jonathan est satisfait du vol. Hélas, nous perdons la dernière place au général.

Date : 27/08/2016

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 242,47  kms

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 82,19  km/h

Commentaires :

Ce jour, puisque Michel officie avec le K13, j’ai monté le Nimbus. Le départ sur la pente a été suivi par une recherche infructueuse à la Tête du Perron, laquelle s’est soldée par une ratatinée mémorable avec retour sur la pente à hauteur d’une fin de treuillée standard. Obstiné, je suis reparti à l’assaut d’un Perron déjà affaibli en basse couche par une Lombarde invisible. Etant parvenu à percer, je suis allé vers le Nord-Est. Le temps d’arriver au Col d’Etache, les nuages rampants Italiens chaussaient déjà la Pointe de Ronce. De plus, une averse avait tiré un rideau aquatique entre Papa-Jules et Briançon. Je décidai donc de rentrer. Après une ultime pompe au-dessus de Puy Saint-Vincent, je passai le Pas de la Cavale pour rejoindre sous un matelas de nuages plus bas et plus crasseux, un parcours assez bon jusqu’aux Boules. La perspective d’un cochon rôti à la broche par les gaulois de Saint-Crépin m’a invité à retourner rapidement vers l’irréductible village. Plafond à quasi 4000m, Vz moyennes à 1.1 m/s, vent S à S-E, moyenne de 125 japonaise de route. Le ballet des planeurs sur fond d’une cascade de pluie dans le Briançonnais, le Pas de la Cavale sous les barbules d’une couche plus opaque, le Parcours en patrouille avec un Arcus, le retour au plus court ont illustré la reprise des vols de

Papa-Jules.

Date : 28/08/2016

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 367,15  kms

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 71,29  km/h

Commentaires :

Aujourd’hui, ça doit fumer ! Le départ est un peu difficile dans le bocal crépinois qui s’avère ne pas être aussi hermétique que ça. La Tête du Perron ne se donne pas aussi facilement que ça, mais une fois parti, les Alpes du Nord se donnent, vaincues. Passé le Col d’Etache, je me lance vers l’Est pour mon premier Col du Carro en solo. Je traverse le Lac du Mont-Cenis, d’un bleu-vert éclatant et irréel, encadré par les poussées minérales du Mont-Cenis, de la Pointe de Ronce, de la Pointe de Lamet… C’est vers cette dernière que je me dirige car la Pointe de Ronce est couronnée de nuages bas, mais qui ne voilent pas son front. Je passe le col au Nord de Lamet pour me jeter sur le Charbonnel, le bien nommé ; en effet, il est noir comme du coke, surmonté d’un béret de neige encrassée aux reflets métalliques. Je poursuis vers l’Albaron, puis, contemplant Bonneval sur Arc, je vais virer avec délice quasiment à l’aplomb du Col du Carro, gardien du Grand Paradis et de la vallée d’Aoste. Le vent de face est désormais un peu pénalisant, d’autant que le Papa-Jules n’est qu’à 3600m QNH. Qu’à cela ne tienne ! Le sombre Charbonnel me redonne le sourire et l’altitude. Je traverse de nouveau le tapis précieux et coloré du Lac de Mont-Cenis, pour rejoindre le Pic du même nom. Rejoignant le Col d’Etache, je savoure ma première ! Profitant de mon altitude, je décide d’aller admirer les Ecrins. Je rebondis à l’aplomb du champ du Casset et je passe directement sur les Agneaux. Le glacier, anciennement blanc et désormais gris et rayé de séracs aux reflets d’aluminium, s’offre à ma vue émerveillée. Je suis tenté d’emprunter la Voie Royale pour honorer Pierre Lemaire, mais le vent est d’un secteur Nord à cet endroit et je ne veux pas prendre le risque de me retrouver dans l’Oisans. Je contourne donc le puissant Pelvoux, mâlement érigé, puis je passe au Nord d’Orcière, sur Vieux Chailleul. Une rue monumentale me fait dépasser Saint-Etienne en Dévoluy. Puis elle me propulse vers le Parcours. J’atteins Dormillouse à 2300m. Aux Trois Evêchés, je suis tenté de continuer pour la performance. Mais l’inutile Lépidoptère est abandonné pour une promenade d’agrément. Je bascule sur la vallée de l’Ubaye et je découvre l’environnement lunaire et splendide du Lac de Sagnes. Suivent les Aiguilles de Chambeyron et un Lac des Neuf Couleurs sublime de luminosité et de nuances de bleu, de vert, de mauve… Ce spectacle bouleversant est abandonné pour retourner vers la silhouette pyramidale de Rochebrune. Au loin, le Viso, porte une oriflamme de nuages comme un samouraï dans film de Kurosawa. Je rejoins enfin la Crête de Peyrolles pour y virer et glisser, quasiment sans chuter, par Peyre Eyraute, le Lac de l’Ascension, cristallin et bleu-vert comme une pièce de Murano, puis les crêtes du Beaudouis, Prachaval et, enfin, Vars, déjà endormie dans son duvet d’obscurité. Ce fût une journée de rêve. Plafond : 4193m, Vz moyennes : 1.1 m/s, Vent de SE à W faible. Moyenne de promenade contemplative.

Date : 29/08/2016

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 425,88  kms

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 92,58  km/h

Commentaires :

Pour ce dernier jour alpin, ce fût un vol très agréable. Parti un peu après les autres, je m’aperçus que l’ascension était aisée et même violente par endroits. Cependant, au Chaberton, les « basses couches » en dessous de 3300m s’avéraient laborieuses à exploiter. Le sommet, décalotté, exposait ses tours en ruines. La masse d’air s’améliorait au Sud du Col d’Etache. Comme hier, je partais à l’assaut du Col du Carro. La traversée du Lac du Mont-Cenis, lisse comme une plaque de verre couleur jade, m’amenait à la pointe de Lamet. Le Charbonnel toujours efficace, me permis de rejoindre le plafond à presque 4000m. Je longeais l’Albaron, puis j’atteignais le Col tant désiré sous un noir cumulus. J’ai été tenté de pousser jusqu’au Grand Paradis, mais je me suis abstenu étant donnée mon inexpérience dans ce coin-là de la planète. Au retour, j’ai pu admirer les nuages de la Lombarde qui éclaboussaient les faces italiennes comme des vagues, filmées au ralenti, lorsqu?elles s?écrasent sur un littoral rocheux. Je survolais les glaciers de l’Albaron, d’un gris aux reflets métalliques ou ardoisés, qui se drainent dans des lacs couleur pistache posés sur des pelouses grillées ou sur des pentes rocheuses, veinées de marbre vert. En contrebas Bonneville se réchauffait dans la vallée vert émeraude qui serpente entre les chaînes rocheuses. Quelques planeurs tournoyaient dans la fraîcheur de l’altitude. Le Col d’Etache me satellisait à plus de 4100m. Je laissais glisser Papa-Jules en direction de la Montagne des Agneaux. La blancheur de la neige sur les roches assombries ravissait le regard. Au contraire d’hier, j’acceptais la tentation de descendre la Voie Royale. Le surf sur les sommets mythiques fût un régal : Dôme des Ecrins, Pelvoux, Coolidge, Aile Froide…etc. D’autres planeurs prenaient plaisir à remonter ce belvédère. Ma course suivait les contours exacts de la Voie pour ne pas empêcher les marmottes de prendre l’air, et, par là, affamer les aigles. Je rejoignis le Parcours. Le Morgon, aux roches polychromes, le Dormillouse, la Blanche, mille-feuille de strates torturées, m’ont mené à la Tête de l’Estrop. Arrivé au Cheval Blanc, une dramatique averse obscurcissait et inondait la Bigue. Je décidais de retourner au nord à l’aplomb de Thorame. Je rebondissais sur le Chapeau de Gendarme puis glissais vers le Grand Bérard. Celui-ci m’envoya un violent courant d’air vertical. Je volais vers Rochebrune, assombrie par une couche nuageuse plombée. Je revenais au-dessus du Briançonnais. La lombarde y avait progressé. Je surfais au-dessus des nuages italiens jusqu’à la Roche Bernaude. La vallée de la Maurienne avait tiré à elle une couette de nébulosité blanche et frisée. Le retour se fit par les crêtes de Plampinet et de Peyrolles. Un détour par des sommets déventés de Puy-Moyen secoua Papa-Jules de convulsions, puis je partis en direction de Vars pour ma promenade vespérale traditionnelle. J’y admirais l’ombre élégante du Nimbus sur les pelouses formant une houle de velours vert, ornées des reflets dorés du couchant. La perspective d’un démontage m’empêcha d’aller saluer les Aiguilles de Chambeyron, encore alimentées. Ce fût donc une merveilleuse dernière journée dans les Alpes : la Montagne m’a gâté ! Plafond 4350m, Vz moyennes : 1.9 m/s avec des pointes à tordre l’aiguille du variomètre, vent Sud-Ouest de bon aloi.

Date : 09/10/2016

Aérodrome de départ : Bordeaux Saucats

Région : Aquitaine

Pays : France

Distance : 134,99 kms

Planeur : Duo Discus

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 68,06 km/h

Commentaires :

Ce jour, Jean voulait voler. Sa licence Duo le contraignant à avoir un copilote, j’acceptais avec joie de l’accompagner. L’objectif était d’aller à Langon. De beaux cumulus, dont les barbules, administrativement intouchables, surpombaient les 1150 m règlementaires, nous ont permis d’atteindre la capitale des vins liquoreux, non sans admirer les pinèdes, des champs aux maïs encore hauts, de belles demeures aux parcs parfois somptueux… La Garonne, majestueuse, étalait sa reptation ocre. Langon, puis La Réole se sont dévoilées. Le retour, imposé par l’heure et par la saison, nous fit admirer les forets de pins du nord des Landes, une mosaïque de lacs multicolores, des champs photo-voltaïques d’aspect métallique, tandis qu’au loin, les reflets de l’océan cernaient le chapelet de lacs côtiers se finissant par le Bassin d’Arcachon. Revenant au Nord, Bordeaux se montrait, sans pudeur, posée sur l’horizon, la Gironde serpentant jusqu’aux éclats des bâtiments de la Centrale de Braud et Saint-Louis. Tous les ponts du Port de la Lune se distinguaient les uns des autres. Les pylones rouges de l’un, les piles blanches de l’autre, les arches du troisième, le flot horizontal de véhicules du dernier… Jean a toujours sa « patte » pour capter les petits varios. La visibilité était superbe. Le bonheur, cet après-midi là était dans l’air, à quelques centaines de mètres d’altitude.

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