2020

Date : 04/07/2020

Aérodrome de départ : Florac

Région : Occitanie

Pays : France

Distance : 69,03 km

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 46,02 km/h

Après un long sevrage Covidien, Papa-Jules est enfin déconfiné ! Quelques spaghettis posés sur le plateau du Méjean m’ont permis d’admirer un quart de le France grâce à une superbe visibilité. Quelques ennuis électriques ont amputé la trace de ce vol, par ailleurs sans intérêt. Plafond 2300 m, Vz moy 1 m/s, vent assez fort secteur NE, moyenne de bois et toile.

Date : 08/07/2020

Aérodrome de départ : Florac

Région : Occitanie

Pays : France

Distance : 152,19 km

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 70,24 km/h

Une fois le Nimbus dépoussiéré (et de la poussière, bien abrasive, orange, soulevée par les volutes des voitures de service indélicates, il y en a beaucoup sur le Causse !), dépoussiéré, donc et les électrons aussi libres de circuler dans les câbles du Papa-Jules qu’un citoyen déconfiné peut le faire dans sa rue, j’ai pu débuter un petit vol inaugural. Le vent était quasi nul, mais les thermiques aussi purs qu’hier. Fièrement remorqué par Jean-Claude, en Echo-Delta, j’ai pris un thermique qui m’a permis, à 2000m, de découvrir une aussi belle visibilité qu’hier. Le causse prenait des allures de carte en relief et on pouvait toucher du doigt chaque détail. Pris d’une ambition voyageuse, je suis parti à la recherche de Gilles qui me devançait avec le Janus. Les varios se sont améliorés vers le Nord. J’ai pu rejoindre Gilles avec GG copilotant un bel EB 29 dans un magnifique carrousel qui nous a fait grimper à 2700m. Les Monts du Cantal étaient à portée de main, mais, ainsi que GG le disait, de retour après un essai infructueux, le ciel était d’huile… Nous nous sommes rabattus sur Langogne, jamais atteinte, me donnant l’occasion de converser avec le contrôleur d’Orange, fort aimable et très indulgent avec mes petits errements transpondériens. Le retour vers Mende me permit d’herboriser en tout juste local du porte-avion Lozérien. Une pompe, aimablement balisée par Gilles me permit de me rengorger à 2600m. Une quasi directe vers l’Aigoual, me fit prendre une belle pompe relais, légèrement au Sud de l’étang de Barandon. Arrivé aux antennes de l’observatoire gardois, je fis admirer mon beau Nimbus aux touristes venus prendre la fraîcheur sur l’Aigoual. Au-delà, enfouie dans les brumes et la touffeur d’un air immobile, la vallée du Rhône s’ennuyait. Une tentative vers le Causse Noir me fit renoncer à aller plus au Sud, seule la compagnie de vautours placides et curieux au point de partager une pompe délibérément prise à 80 km/h m’a fait profiter de cette escale. Comme ils ne montaient guère mieux que Papa-Jules, j’en conclut que j’avais atteint l’inversion. Au loin, telle une épée, le tablier du viaduc de Millau dardait son éclat métallique au soleil, parfaitement horizontal. Le retour se fit directement, motivé par un nettoyage appuyé de mon beau planeur et la perspective d’une bonne bière chez Dominique. Un beau vol, esthétiquement parlant, de reprise. Plafond 2300m au Sud, 2700m au nord, Vz moy jusqu’à 1.7 m/s, vent aussi variable que faible, moyenne de scooter des sixties devant le Colisée.

Date : 09/07/2020

Aérodrome de départ : Florac

Région : Occitanie

Pays : France

Distance : 39,41 km

Planeur : Janus B

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 59,11 km/h

Un VI avec Rosa. Un moineau de 36 kg ! Je suis obligé de l’installer à l’arrière du Janus. Nous partons dans le ciel d’un bleu pur, à la lumière du matin, qui souligne les couleurs. Elle est enchantée, quoiqu’elle ne comprenne pas immédiatement pourquoi je n’inscris que des ronds avec le planeur. Après mes explications, elle attend patiemment que nous découvrions Ispagnac et les gorges du Tarn en vol plané. Au deuxième et ultime thermique, elle prend goût à ces cercles ascendants. Après un plané touristique sur le Causse, superbe, Rosa regrette la fin d’un vol pourtant prolongé et je me pose avec mon moineau…

Date : 09/07/2020

Aérodrome de départ : Florac

Région : Occitanie

Pays : France

Distance : 147,26 km

Planeur : Janus B

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 36,66 km/h

Patrick accepte de voler en biplace avec moi. Nous partons donc en Janus. La météo annonce un temps comparable à celui d’hier: thermique pur, mais avec des plafonds plus élevés. Décollés en éclaireurs nous trouvons des pompes pas si réveillées que ça et qui restent éparses. Arrivés à Mende, la fidèle, à la verticale terrain, nous projette contre la couche d’inversion et nous allons vers le nord, pleins d’espoir. Mais, au-delà du signal de Randon, le ciel d’huile que GG déplorait hier était encore là, ruinant nos ambitions. Retour vers  » la fidèle « , puis un bond vers l’étang de Barandon ou un ascenseur nous amène à 3000m. Notre bonne volonté allant jusqu’à obtenir la clairance de la zone Rhône-5, les contrôleurs s’en sont donné à cœur joie ! De « nous n’avons pas les effectifs » à « c’est pas mon secteur », nous avons été baladés de SIV en contrôle, juste de quoi perdre 300 m. Enfin, Marseille a bien voulu nous prendre en charge. On a échappé de peu à la tour d’Arkangeslk… Tout cela pour visiter le Lozère. Enfin ! C’était beau. Le Mont, massif, exposait ses fraîches pelouses dans la chaleur de l’été, la vallée du Rhône s’étalait par zébrures horizontales en un camaïeu de bleus, soulignés par les crêtes acérées dont les plus sombres s’éloignaient vers la pâleur de l’horizon. De petits nuages nous consolaient des faiblesses humaines. Un long plané nous a fait retourner vers la fournaise du Causse Méjean, puis un peu de mania nous a fait attendre une ultime glissade, dans la soie du soir, vers les hangars et la poudre orange qui envahit tout. Plafond 3000m au mieux, Vz moyenne 1 m/s, vent ouest faible, moyenne de bulot.

Date : 10/07/2020

Aérodrome de départ : Florac

Région : Occitanie

Pays : France

Distance : 198,36 km

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 59,21 km/h

La météo nous indique que seuls les reliefs seront bons avant orages prévus à Langogne et sur le Lozère. Je pars avec le Papa-Jules vers les Bondons. Les nuages sont présents mais mous et les pompes carrées. Je me ratatine puis je remonte, enfin instruit de la mauvaise qualité des thermiques. La masse d’air est meilleure à l’Est. Par chance, Orange s’ouvre aux ailes du Nimbus. Je suis une confluence qui trace un croissant passant par l’Aigoual. Arrivé aux zones du Sud, je repars vers le Causse, toujours aussi technique. Une fois le Nimbus remonté, il part sur le front d’orage, longeant une superbe averse qui inonde la Grand-Combe. Un rideau blanc illumine le ciel plombé qui s’obscurcit sous les épaisseurs nébuleuses. Je reprends le chemin inverse vers la Montagne du Goulet en vue des éoliennes. De sympathiques rues permettent à Papa-Jules de faire abstraction de la gravité et de planer majestueusement. Au retour, la finesse du Nimbus lui permet une arrivée de Convair B-36 Peacemaker. Le ciel était enfin meublé de nuages, les paysages était splendides, les vertes prairies du Lozère s’étalaient, cernées des dégradés bleus formés par les crêtes alentour se perdant vers l’horizon brumeux. Alès inondée de soleil, jaillissait de l’air opaque qui se répandait dans la vallée, ne laissant émerger que les reliefs bleus. Le Causse, resplendissant de soleil, exhibait sa végétation grillée. Les vautours spiralaient paresseusement. Summer time…

Plafond 2600m maximum, Vz moyennes 1.3 m/s, vent évoluant de l’Ouest au Sud, moyenne de mobylette bleue encalaminée, en côte, par 35 degrés.

Date : 13/07/2020

Aérodrome de départ : Florac

Région : Occitanie

Pays : France

Distance : 303,79 km

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 88,91 km/h

Après avoir concrétisé une création personnelle, dont la description tient dans le titre : « la vache à domicile », je suis reparti bon dernier de la foule des furieux. En effet, le ciel était enfin illustré par de bons gros nuages, bien alignés dans le sens d’un vent modéré. Les plafonds étaient bons puis fumants. De superbes rues de nuages, surplombant la crête abrasée de la Margeride m’indiquaient le nord. Le Charpal, bleu de Prusse, donnait le départ. Le ciel était magnifique et les parcelles dessinaient une mosaïque verte, ocre et brune. Papa-Jules ne déméritait pas. Quelques planeurs de rencontre me dépassaient. Leur préoccupation était plutôt temporelle. Une fois arrivé à l’extrémité du doigt nuageux qui pointait le Septentrion, je pus admirer le viaduc de Garabit, au loin, enjambant la Truyère, élargie par le barrage de Grandval où Clouzot n’acheva pas l’Enfer. Retour au Sud comme pour revenir d’un chemin sans issue mais enchanteur. La rue nébuleuse me conduisit à Châteauneuf de Randon. La chaussée nuageuse m’engageait à remonter vers le nord en direction du Puy en Velay. Je rencontrais, au Lac du Bouchet, Andy qui descendait vers le Sud pour clore son très beau vol. L’alignement nébuleux soustrayait Papa-Jules à la gravité, aidé par une ascendance mariale qui le fit léviter à l’aplomb de la basilique. Le Nimbus fût guidé par la rue, puis, au nord de l’aérodrome, mû par le désir de se poser à Chanet plutôt qu’ailleurs, il fit route vers l’abdomen du lecteur de la carte. Le retour se fit dans un jeu de lumières des plus variés. Les nuages lointains du Vercors se teignaient du rose tendre que le coucher du soleil projetait sur l’Est, déjà crépusculaire. Sous les nappes de plomb de la confluence qui menait au Lozère, des doigts de lumière transperçaient verticalement les nuages transformés en Saint Sébastien. Le fond brumeux de l’horizon s’irisait et soulignait les douches verticales de lumière en un fabuleux clair-obscur. Papa-Jules montra la croix de ses ailes au Mont Aigoual, puis glissa vers le Chanet. Meyrueys était déjà submergée par l’ombre du Causse noir, en une nuit précoce. La dalle grillée du Méjean soupirait sous la chaleur de quelques restitutions thermiques. Papa-Jules rejoignit son ombre à côté de ma voiture, restée sagement en bord de piste. La journée fut merveilleuse. Plafond plus de 3100 m, Vz moyennes 2.1 m/s, vent Nord puis Ouest, modéré, moyenne de Gordini bleu-roi à bandes blanches en course de côte.

Date : 25/08/2020

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 151,22 km

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 58,16 km/h

J’ai monté le Nimbus ce matin. Après une bonne sieste, j’ai décidé de faire des gammes. Un magnifique lenticulaire domine la vallée et semble rayé par des aérodynes non identifiés. Il faut que j’aille voir ! J’aligne Papa-Jules et une treuillée, quelque peu agitée par ma faute, m’envoie vers les couches inférieures des couches supérieures (j’espère que vous me suivez !). Une bonne ascendance me fait atteindre une altitude qu’un peu de vanité m’a fait croire suffisante pour atteindre le ressaut. M’étant rapproché, je m’aperçois que les « rayures » du lenticulaire sont les vortex de bout d’ailes de planeurs qui labourent le dôme nébuleux. Pour une des rares fois de mon existence, je suis jaloux de ces surfeurs de nuages. J’aurais aimé que Papa-Jules laisse lui aussi une trace éphémère mais vue de tous, forme d’art provisoire et périssable. Hélas, je me suis entêté jusqu’à ce que les lenticulaires disparaissent, en n’atteignant « que » plus de 3000m. Comme quoi, le vélivole blasé ne sait pas se satisfaire d’une situation déjà exceptionnelle. La visibilité était merveilleusement claire. Je suis allé vers la tête du Peyron, pour rejoindre la même altitude, ce qui constitue une perte de temps. Ensuite, j’ai bondi sur la tête d’Amont puis sur la bite à Clovis (c’est une image !). J’ai pu enfin comprendre que le vent était secteur Nord. J’ai donc évité les reliefs déventés et j’ai pu mener le fier Nimbus pour tourner les bords du chaudron du Glacier Blanc, admirant les reflets métalliques des névés sur les Agneaux, déplorant les crevasses grises du glacier à l’agonie, comme un cétacé gigantesque couché sur le côté. Le Papa-Jules s’est engagé sur la voie Royale, dépourvue de nuages, à 4000m d’altitude. La vue était bouleversante : après avoir côtoyé les griffes rocheuses du dôme des Ecrins, du Coolidge, de l’Aile Froide, j’ai pu admirer les lignes de crêtes d’un bleu profond, qui palissaient au fur et à mesure que l’horizon les absorbait. Je tournais la tête vers l’Est, ou les reliefs à la fois proches et lointains, éclataient sous les ors du soleil qui commençait à décliner. Les roches aux plis improbables, ruisselaient de cascades et de pierriers. Au fond de la vallée, le terrain de saint-Crépin s’étalait sous la fraîcheur de la brise. Ayant rejoint Fouran puis la crête de Vars, je musardais et je jouissait de l’ombre majestueuse du Nimbus promenant sa croix sur les velours des pentes du Paneyron, puis de la bergerie. Ma glissade se poursuivit jusqu’à ce que Papa-Jules rejoigne son ombre sur la piste. Aucune performance, mais un spectacle grandiose. Plafond atteint 4000m, Vz moyennes 1.3 m/s, Vent soutenu Sud Ouest puis s’orientant au Nord au fur et à mesure que je m’y dirigeais. Moyenne de scooter milanais.

Date : 26/08/2020

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 143,12 km

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 44,04 km/h

Ce matin, on annonce de l’onde. Je décide donc de ne pas rester trop bas, comme hier. Je pars en remorqué pour ne pas être retardé. Je me saisis du premier thermique puis je vais d’emblée vers Vars. En effet, la consultation préalable de SkySight m’a recommandé de chercher un ressaut vers Chambeyron. Ce que je fis, sans grande imagination. Ayant monté à Vars, je me ruais sur Siguret, puis vers le Brec de Chambeyron. Une ascendance secouée comme une bouteille d’Orangina me permis de trouver, presque par hasard, (par chance, assurément), une ligne faiblement ascendante. Le vent Ouest forçait avec l’altitude. Lorsque j’atteins quasiment 4700m, celui-ci était dénoncé par mon calculateur comme étant à 108 km/h. Aussi, un vitesse sol digne d’un gastéropode de course s’affichait à 35 km/h parfois, 55 km/h la plupart du temps. Une tentative vers l’Est, puis face au vent, me firent admirer la planète à une altitude inhabituelle. D’autant que la visibilité était merveilleuse, laissant admirer Mont-Blanc, Cervin et Mont Rose à l’Est, Vercors jusqu’au Ventoux de l’autre côté. Les Lacs semblaient de simples étangs, argentés par le soleil. Les crêtes se dessinaient en silhouettes bleues, l’éloignement majorant leur pâleur. Les Alpes se dévoilaient en une vaste carte en relief. Je glissais en gaspillant joyeusement mon altitude vers le mont Janus, puis je décidais de rentrer. Le vent de face altérant la finesse du Nimbus, je pus néanmoins passer Puy-Moyen en Fosbury. Le reste fut la glissade rituelle sur Vars, altérée par les turbulences en basses couches. Plafond atteint, 4675m, Vz moyennes jusqu’à 1.7 m/s vent Ouest très puissant en altitude (près de 110 km/h). Moyenne hélicéenne, c’est-à-dire digne d’une limace asthmatique, en course de côte.

Date : 27/08/2020

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 186,14 km

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 44,85 km/h

De l’onde est prévue. Plus encore! Dès midi, les sommets de la Meije puis des Agneaux se coiffent de lenticulaires dignes d’une Lady apprêtée pour le Derby d’Epsom. Je décide de chevaucher Papa-Jules, tel Bellérophon monté sur Pégase, à l’assaut de l’Olympe. Heureusement, ça c’est mieux terminé pour moi. (Un taon Jupitérien a piqué Pégase au cul, Bellérophon est tombé et à fini sa vie aveugle !) Bref, je suis parti assez tôt, en remorque derrière India-Mike, et j’ai largué à hauteur de treuillée pour rester dans l’esprit. J’ai eu le temps de le regretter, tant les spirales millimétriques furent chronophages. Enfin parvenu à une altitude raisonnable, je suis péniblement monté sur Vars jusqu’à tutoyer les crêtes. Le CILS m’a rejoint et m’a taillé des croupières, me montrant son jabot. Papa-jules s’est rebellé et a réussi, malgré le pilotage très pur de Seb à lui exposer ses trappes de train. Sans rancune Seb, mais ça m’a rendu fier sur le moment. (Entendons nous ! C’est plus un avantage de taux de montée lié à la charge alaire que le pilote qui explique la performance !). Parti vers Siguret, un ressaut à attiré mon attention entre la crête de l’Homme et le col de Vars. Le Nimbus à fait volte-face, présentant son nez orange au vent, et un vario très faible l’a soustrait très lentement, à la gravité. 45 mn furent nécessaires pour dominer les Alpes à 5800m, altitude réglementaire à ne pas dépasser. Contrairement à hier, le ciel était illustré de nombreux nuages, surtout sur les reliefs. Plus haut, des bandes de nuelles mal dessinées couronnaient les ressauts. La visibilité, quoique n’égalant pas celle d’hier, permettait d’observer la planète alpine. L’Italie était sous une dalle de verre dépoli sur laquelle on avait déposé des meringues nuageuses. A l’Ouest, les silhouettes bleues des crêtes, se succédaient vers l’horizon, couronnées de lenticulaires, alors qu’un puissant incendie enfumait les Baronnies. La presse m’apprenait plus tard qu’il s’agissait d’un feu à Châteauneuf-Miravail. Une tentative de transition mena mon fier planeur au-dessus du terrain. Je pus y monter jusqu’à 5500m dans un ressaut à l’exacte verticale de Bada. J’admirais le massif des Ecrin dans sa totalité. La voie Royale ne paraissait qu’un sentier de randonnée à cette distance. A cette altitude, la verticalité de la montagne laisse place à la rotondité de la planète. Je fus enfin tenté par un lenticulaire qui couronnait le Morgon. Je l’abordais par-dessus, et je riais intérieurement de la déception des planeurs qui tentaient l’ascension du nuage, motivés par ma présence. Pure cruauté, bien vilaine. Je suis parti vers l’Est pour trouver, sur le Grand Bérard et sur Siguret, des rotors d’une grande brutalité. Sans doute pour me punir de ma méchanceté récente. Les aiguilles de Chambeyron étaient toujours aussi majestueuses, mâchoire gigantesque. Les lacs d’émeraude scintillaient, convoités par de calmes pêcheurs sondant de leur ligne le mystère de leur couleur. Je décidais d’une trajectoire évoquant le mouvement du doigt dans un pot de confiture. Je musardais à Rochebrune, puis j’explorais l’Est, vers l’Italie, dont la vaste plaine était masquée par une inversion ardoisée parsemée de cumulus disposés comme des pâtisseries sur une plaque. Le tout était surveillé par le puissant Viso qui faisait émerger sa pyramide rocheuse des pelouses dont le vert s’interrompait en une ligne horizontale parfaite. Chaberton, canonnière édentée, surveillait la frontière invisible. Plus loin, Bardonecchia, au crépuscule précoce, était déjà dans l’ombre, alors qu’une brume opaque, grise, illuminée par le couchant bouchait la vallée de Rochemolles. Le massif, rogné par l’horizontalité des bases nuageuses, était dominé par une lune presque pleine. La verticalité se tenait plus bas encore, vers les vallées qui se laissaient gagner par les assauts de l’ombre des reliefs. La ballade se terminait par le survol du Lac de l’Ascension, Le Béal, Prachaval puis Vars, pris à rebours pour perdre de l’altitude, et rejoindre les cisaillements qui empêchaient d’admirer les pelouses veloutées de la crête baignée du soleil couchant. Plafond 5800m et plus, vent Sud puis Ouest, Vz moyennes 1.2 m/s, pour la moyenne, il suffit de regarder la trace : involontairement, elle dessine Ambroise, le célèbre escargot du manège enchanté (comme quoi, mes centres d’intérêt sont divers).

Date : 31/08/2020

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 45,59 km

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 41,45 km/h

Lorsqu’on regarde la trace du vol, on constate qu’il est ridicule (le pilote également !). Alors pourquoi le publier ? Voici l’histoire : après deux jours de pluie incessante, les matinées sont glaciales. Des orages sont annoncés par petites cellules éparses. Par ailleurs, du fait de la fraîcheur, l’atmosphère est instable à souhait et illustrée de beaux cumulus. Le Briançonnais doit permettre de belles promenades. Papa-Jules part second, juste après Papa-X Ray qui s’élance, suspendu à son hélice rétractable. Nous montons ensemble jusqu’aux barbules, à 2000m. Je pars sur le Peyron qui me donne 2700m. L’orage inonde déjà Saint Blaise. Le Nimbus se dirige vers la tête d’Amont qui reste marmoréenne et stérile. Je loupe l’idée de continuer en pente à 2500m pour chercher vers la Condamine et je perds de l’altitude. Me retrouvant à 2000m, j’essaie le Peyron, désormais menacé d’une douche noire. J’insiste, sans succès. Je reviens sur Prachaval, à 1800m. La douche menaçante me suit, la verrière, dans un tapotement, se constelle d’une éruption de gouttes. C’est là, que la petite voix me dit : « Tu ne vas pas monter assez rapidement pour fuir le grain et la piste est encore éclairée et sèche. Pourquoi attendre d’être contraint de se poser en IMC et de casser le planeur ou le bonhomme ? ». C’est ce que les spécialistes appellent la conscience de la situation. J’ai écouté la petite voix et je me suis posé, après un vol risible. Moralité : le ridicule ne tue pas, l’entêtement, si ! Bien sûr, l’averse a épargné la piste. Peu importe la déception. Dans l’équilibre sécurité/performance, donnez toujours la priorité à la première. Mieux vaut être au sol en désirant être dans les airs qu’être en l’air et désirer être revenu au sol. Voici, pour édifier la jeunesse vélivole française, la raison de la publication de ce vol ridicule mais utile aux lecteurs, ce qui est sa seule motivation. Amitiés à tous et bons vols, avec conscience de la situation !

Date : 01/09/2020

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 225,22 km

Planeur : Duo Discus

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 53,41 km/h

Bernard étant dans l’impossibilité de voler, je le remplace au pied levé pour voler avec Lionel. Nous partons au treuil. Je m’enfarine pendant plus d’une heure dans la vallée de la Durance qui prend l’allure d’une baignoire savonnée. Deux tentatives au Peyron se soldent par une observation fine de la faune et de la flore des basses couches. Enfin, la pente s’allume, on appuie sur le bouton « dernier étage » et on monte. Le Peyron nous fait gravir la première marche. Peyre-Eyraute, la suivante. Rochebrune nous attire puis je vais montrer les tourelles vides du Chaberton à Lionel. Non loin de la pointe de Pécé, le Duo-Discus prend la direction du Sud. Vars puis les crêtes vers le Saint-André sont préférées à Barcelonnette. Lionel est impressionné par la proximité du relief. Nous passons le Col du Jasset qui nous fait rejoindre les arêtes menant au Morgon pour nous précipiter sur Dormillouse. Notre glissade nous amène à l’Estrop. Le retour est proclamé et nous revenons vers Lucy qui nous offre un bon gros thermique de montagne pour montrer à mon hôte la différence entre la douceur de la plaine et la virilité montagnarde. Nous empruntons le col des Terres Blanches pour arriver sur la tête d’Amont (pas Marcel !). Nous jouons avec un autre planeur sur la tête d’Aval. Lionel est un peu déstabilisé par la proximité du relief, de l’autre planeur et l’obscurité du contre-jour. Aussi, allons-nous vers l’Eychauda sans l’atteindre. Le retour se fait à l’aplomb des crêtes en direction des pelouses de Vars pour admirer les pâtures dans la quiétude du soir. Lionel est ravi et nous atterrissons. La visibilité était bonne, le spectacle était grandiose, la montagne s’est montrée sous son meilleur jour pour mon copilote de plaine. Plafond : 3800m, Vz moyenne 1 m/s, vent Sud faible, moyenne de promenade de Chi-Hua-Hua.

Date : 02/09/2020

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 301,28 km

Planeur : Duo Discus

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 74,39 km/h

C’est notre deuxième vol, avec Lionel. Aujourd’hui, nous partons bons derniers. La pente s’est allumée depuis peu. On met une pièce et on monte ! Lionel se débrouille très bien. On décide d’aller voir le Glacier Blanc. Belle première pour notre homme de la plaine. La blancheur de la neige toute neuve souligne les roches sombres et acérées. De lourds nuages ponctuent chaque sommet. Nous décidons d’aller au Sud pour faire connaissance du parcours. Un rebond sur Vars nous permet de choisir plutôt le Saint-André que la vallée de Barcelonnette, tant celle-ci est encombrée de cumulus paresseux et bas. Nous surfons donc sur la marge de cette masse d’air, admirant la gloire du pilote, que Lionel découvre, les yeux pétillants. L’auréole nous suit au bord des nuages éblouissants de blancheur, laissant paraître les crêtes ocres qui dominent les noires vallées. Le passage du col du Jasset nous permet de suivre les crêtes, en dévisageant, de loin, Louis XVI qui regarde le ciel. Direction Dormillouse qui nous dévoile le grain qui inonde l’Estrop. La lourde plaque nuageuse nous impose un détour par l’Ubac et une directe sur le Cheval-Blanc. Le Duo-Discus est décidément une belle machine. Lionel nous mène à 5 km du terrain de Puimoisson, qui reste invisible dans l’obscurité d’un cumulus largement étalé. Nous remontons la carte après avoir viré au nombril de son lecteur. Nous allons vers Liman, accompagnés de Jean-Philippe et de Gérard. Le Blayeul éblouit Lionel qui ne peut réprimer un cri d’admiration, tant le spectacle est magnifique, au thermique de son antenne. Nous allons directement vers Dormillouse, tant le grain semble avoir tari les ascendances sur la Blanche. Nous arrivons sur le Guillaume. Là, une mauvaise intuition me guide vers Lucie qui demeure décevante. Nous revenons donc sur Guillaume où Jean-Philippe et Gérard nous narguent déjà. Direction Clotinaille et Fouran pour faire des gammes avec Lionel. Puis Prachaval (on remet une pièce et on monte). Après le Peyron, nous prenons 670m dans un thermique qui nous extrait de la pesanteur grâce à un vario de 7.5 m/s moyen ! Nous décidons de musarder et nous allons faire de la pente sur Rochebrune. Après avoir suivi les crêtes, nous sommes allés accomplir le glissando rituel sur Vars. Nous avons pu échanger un salut courtois avec un vététiste perché au sommet du Paneyron. Le plané sur les pelouses veloutées nous fait admirer la silhouette du Duo dans les lueurs dorées du couchant, avant de nous poser dans les ténèbres vespérales sur un terrain presque endormi. Plafond atteint : 3700m, Vario moyen : 1.8 m/s, vent SW à S assez soutenu, moyenne de Type E en rallye de montagne amical.

Date : 03/09/2020

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 196,95 km

Planeur : Duo Discus

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 60,29 km/h

Ça devait être la meilleure journée de la semaine. Ce fut la plus technique ! Le départ fut laborieux. Un couvercle de verre limitait les évolutions verticales à 2200m. Le Peyron fût tenté sans autre résultat que l’inspection de ses orteils. Le retour sur Prachaval autorisa un rebond qui nous mena vers Fouran, guère généreux. Mais c’est bon pour l’école ! Clotinaille ne valait guère mieux. Aussi c’est de 2000m que le Duo-Discus envisagea d’aller au Guillaume. L’arrivée, à 1700m se fit au niveau du spot des parapentistes. Une certaine constance fut nécessaire pour remonter des semelles au chapeau du Guillaume. Pleins d’ambition et économisant l’oxygène, nous nous sommes jetés sur le Morgon, puis sur Dormillouse. Un long plané destiné à l’édification de Lionel nous amena jusqu’à Coupe, au pas de Labaud où un trio de rapaces nous a montré une ultime ascendance. Pour tâcher d’aider Golf-Mike, momentanément enfariné, nous sommes allé sur Liman, tant les usagers du parcours semblaient dire combien il se dégradait. Le Blayeul fût assez décevant puisque nous n’avons pu qu’inspecter de près l’intégrité de l’antenne qui le coiffe. Notre progression fut un compromis entre montée pathétique et course contre la montre. Nous parvînmes à Dormillouse à la glorieuse altitude de 2000m. Tel un parapente, le Duo gravit les pentes ouest puis enfin le sommet ou Gérard nous a rejoint. La ligne droite fût choisie pour franchir le Col de la Rousse puis rejoindre Prachaval. Une confluence mystérieuse fût mise à profit pour rejoindre le plané rituel de Vars, qui nous a permis d’admirer les reliefs rehaussés des lueurs du couchant, la croix du Duo-Discus ne dérangeant pas outre mesure les bovinés qui finissaient leur journée de pâture. Outre l’intérêt botanique allié à une substantielle économie d’oxygène, ce voyage fut suffisamment instructif pour Lionel qui a pu apprécier les différences d’aérologie d’un jour à l’autre. Plafond, si on peut dire, de 2780m, Vz moyennes de 1 m/s, vent faible de sud à sud-Ouest, moyenne de nématode hémiplégique.

Date : 04/09/2020

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 149,26 km

Planeur : Duo Discus

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 38,11 km/h

C’est plein d’ambition que nous somme partis, juste après Etienne qui a fait la buse en Pégase. Un gros vario nous a monté à presque 2200m. Je savais que ça ne serait jamais plus. Aussi, on va vers Gaston puis le Peyron. Arrivés à 1900m, nous retrouvons Etienne qui tourne 100m plus haut. Nous commençons à 14h21 de spiraler. Nous nous heurtons à un plafond invisible fixé à 2300m. Cinq tentatives, une vers Puymoyen, les autres vers la face Sud de la molaire du Peyron ont échoué, parfois à quelques mètres du col. A 15h42 soit une heure vingt plus tard, nous abandonnons. Lionel à pu saisir la nuance entre patience et obstination de ma part. Vers le Sud, donc. On ne s’arrête même pas à Prachaval et on se jette sur Fouran. A 2000m, on part sur Clotinaille, décevante. Bon exercice pour Lionel, une poignée de mètres gagnés. Retour à Fouran ou Gérard nous attend en grattant la pente. Un bon thermique, collé à la rocaille, nous fait grimper à 2300m. Andiamo pour le Guillaume ! Arrivés à 1800m sur la pente de celui-ci, on constate que c’est assez mou en bas. Avec un peu de constance, et pas mal de temps passé, nous sommes à 2700m vingt minutes plus tard. Nous partons enfin vers le parcours. Le Dormillouse nous accueille à 2100m. Les pentes sont molles mais donnent. Nous arrivons à l’Ubac, au col de l’Estrop pour atteindre notre point culminant à 2800m. Le pain de sucre, au loin, coiffé d’un nuage prometteur, telles les sirènes tentant Ulysse, nous fait de l’oeil. Attaché au mât de mon intransigeance, je refuse d’y aller car Éric me dit que le Grand Bérard s’amollit. Nous musardons sur les crêtes aux clines froissées par la lente violence tellurique. Nous repartons gratter l’abdomen triplement épiscopal de l’Estrop, puis la fantaisie me prend de couper vers la tête de Louis XVI (si j’ose dire) qui inspecte un bref moment notre gésier. Le col du Jasset se dérobe à notre convoitise pour quelques mètres, celui de la Rousse, plus complaisant, cède à notre glissade au-dessus des pelouses pierreuses baignées de l’or du couchant. Le Saint André nous refuse ses barbules, nous fendons l’air calme vers Mont Dauphin, non sans musarder à la recherche de rares et pauvres restitutions. Arrivés au contrefort de Prachaval, la mystérieuse confluence, probablement un sillon vespéral, nous remonte dans la soie d’un laminaire. Nous accomplissons notre pèlerinage rituel sur le tapis vert de pentes de Vars, puis Lionel nous pose dans la nuit prématurée du terrain assombri par l’ombre de Fouran. Plafond atteint 2800m, les 4000m de la confluence allant de Bardonecchia à Chambeyron n’auront été qu’un doux rêve. Vz millimétriques et fixées à 0.5 m/s en moyenne, Vent à dominante Sud, moyenne d’ermite stylite faisant ses courses avec un panier et une ficelle.

Date : 06/09/2020

Aérodrome de départ : Saint Crépin

Région : PACA

Pays : France

Distance : 449,45 km

Planeur : Nimbus 2

Type de circuit : Libre

Vitesse moyenne du circuit : 82,98 km/h

La journée devait être moyenne sinon médiocre. Papa-Jules part faire la buse. Une pompe met à profit les qualités exceptionnelles de grimpeur du Nimbus. Ayant entendu Bada noter des signes d’onde à Vars, j’y vais, grimpant un escalier invisible. Finalement, le ressaut entre Parpaillon et Tête de l’Homme me donne de l’altitude. Le Schempp fond sur le Siguret puis le Chapeau de Gendarme. J’arrive assez haut sur le Parcours. Une confluence me désigne Lachens comme cible, mais son sommet s’obscurcit de lourdes volutes nuageuses à mon approche. Je pars vers le Sud. Alors que le Lac de Castellane est d’un bleu-vert irréel, comme une dalle de verre teint digne d’un tombeau de Pharaon, le Lac de Sainte-Croix, lui, est à la fois turquoise et argenté. Au-delà, la masse d’air est stérile. Je descends vers l’Est de la Serre de Montdenier. Je remonte le Parcours pour accomplir un papillon détestable, mais, aujourd’hui, j’ai envie d’aller vite et loin. Je saute sur le Col d’Allos puis le Pain de Sucre me satellise, relayé par le bicorne du pandore. Je fonds sur Siguret qui libère le Nimbus des lois de la pesanteur en cinq spirales. Papa-Jules arrive à Peyrolles, jugées molles, puis vers la crête du Pécé, bien anémiques, elles aussi. Le merveilleux planeur a ensuite orienté son nez orange vers le Sud. Un plané quelque peu balistique l’a dirigé vers Prachaval ou l’ascenseur à bien fonctionné. Un glissando qui a conduit au Guillaume, guilleret, lequel à ouvert l’accès classique au Parcours, qui était bien alimenté. Papa-Jules est allé jusqu’à Thorame, mais n’a pas été inspiré par les sirènes l’enjoignant à aller vers Montdenier. Retour par la Côte Longue, pour changer, puis le Parcours très classique jusqu’à la crête du Pré de l’Ambarle, qui amène naturellement au menton de Louis XVI. Le Nimbus a passé de Col du Jasset et a musardé le long des pentes du Pouzenc, tapissées de Mélèzes. Le Méale est passé puis les flancs du Mont Orel, au pied du Saint-André. Papa-Jules fond vers Prachaval et rencontre un flux laminaire jouxtant la pente. Mettant à profit cette douce pente aérienne ascendante, le Peyron est atteint et gravi dans la soie des restitutions. Les reliefs sont partagés entre ombre et éclat doré de la lumière horizontale du soir. Je vais jusqu’au Col de l’Eychauda, fendant l’air stable de la fin de journée, dans le chuintement doux du planeur qui évoque l’intérieur d’un liner au moment du service feutré du soir. Le retour s’accomplit entre ombre et lumière, vers une piste obscurcie par les roches hérissées en palissade du Fouran, qui arrêtent les derniers rayons solaires. Belle journée ! Plafond atteint 3725m, Vz moyennes 1.7 m /s, vent Sud puis Ouest, moyenne de R8 Gordini, pour rater, de 500m, le 450 km.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s